La banque d'un monde qui change

Les années de crise et la Seconde Guerre Mondiale

 1920 - 1945 Banque de Paris et des Pays-Bas



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Les guichets de la
Banque de Paris et des Pays-Bas
3, rue d'Antin.


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Horace Finaly,
Directeur général de la Banque
de Paris et des Pays-Bas
de 1919 à 1937.

Une stratégie prudente dans l'entre-deux-guerres
et pendant la Seconde Guerre mondiale

La période d'instabilité politique et financière de l'entre-deux-guerres européen voit un relatif repli de l'établissement. Horace Finaly, Directeur général entre 1919 et 1937, oriente avec prudence sa politique sur la voie des prises de participations industrielles, dans le prolongement des opérations d'émission, dans les secteurs de la chimie, l'électricité, le pétrole, avec la création de la Compagnie Française des Pétroles et le développement de relations étroites avec Esso Standard et les pétroliers roumains (Steaua Romana) ; de même, la banque s'engage dans les secteurs de la sidérurgie et de la communication, avec Havas, Hachette et la Compagnie générale de TSF.

Durant cette période, le portefeuille étranger diminue au profit de la France et de son empire. Toutefois, à la suite de l'éclatement de l'empire austro-hongrois, et à la demande de l'Etat français, Paribas intervient activement dans cette zone au travers de la Banque des Pays de l'Europe Centrale, issue de la Länderbank autrichienne. Par ailleurs, des positions importantes sont préservées ou même développées en Amérique et au Moyen-Orient, en particulier avec la Banque Ottomane dont la banque devient actionnaire de référence à partir de 1920.

La Seconde Guerre mondiale est une période de faible activité, la banque étant coupée de ses affiliations et correspondants dans les pays alliés. Elle perd aussi une partie de ses actifs étrangers notamment en Europe centrale et en Norvège (Norsk Hydro), mais reste active dans les territoires d'outre-mer (Maroc). Parallèlement, elle s'intéresse au développement de brevets industriels en particulier dans le secteur énergétique, dans la perspective d'une reprise espérée des activités économiques, une fois le conflit terminé.